Dans un monde totalement inconnu, où tout semble irréel, il est difficile de retrouver ses repères. Et pourtant, Ninine et Laici ont remarqué que Peorth réussit très bien à s’adapter à ce nouvel environnement. Un homme, un baiser et déjà tant de questions.
Ninine : Peorth ! Se précipite avec Laici, que s’est-il passé ? Qui est-ce ?
Peorth : Heureuse en regardant cet inconnu, j’ignore encore tout de lui mais je pense l’aimer déjà.
Laici : Tu perds la tête, Peorth ! En s’écartant de cet inconnu, si tu ne le connais pas, comment peux-tu savoir si tu l’aimes ? Tout ceci est absurde.
Peorth : Mais pourquoi faut-il connaître une personne pour l’aimer ? Je l’aime car je me sens parfaitement bien avec lui. Il me fait rire et me donne l’impression d’être importante. Tout ceci me suffit à être…
Ninine : Je me fous de ce que tu ressens pour lui. Que s’est-il passé ? Raconte-nous !
Peorth : A vos ordres ma Princesse ! Tout à commencer ce matin. Je me suis réveillée à une dizaine de mètres de vous sur la plage. Mais, à mon réveil, un jeune homme est venu me secourir. Il m’a dit qu’il était marin mais j’ignore ce que c’est. Je ne voulais pas partir avec lui et j’ai pourtant insisté pour rester avec vous Princesse. Cependant, il m’a dit que quelqu’un s’occupait de vous et qu’il fallait que je me réchauffe. C’est donc contre mon gré que j’ai suivi cet homme. Il m’a emmené chez lui et, à peine arrivés, il m’a proposé d’aller dans une salle où il pleut d’un tube. L’eau était si chaude… Après ce qu’il a appelé comme une douche, il m’a emmené dehors et lui et moi avons choisi dans divers endroits ces vêtements que je porte en ce moment. Il est étonnant de voir le nombre de bâtiments qu’il faut visiter pour pouvoir s’habiller ainsi. D’ailleurs, j’ignore de quelle classe sociale proviennent ces vêtements. Il a omis de me le signaler. En voyant que j’étais perdue face à tout ce nouveau monde, il a voulu savoir d’où nous venions, pourquoi sommes-nous arrivées ici et ce que nous faisions avant de nous être échouées sur la plage. Je lui ai donc tout raconté mais il ne m’a pas cru. Il en a même rigolé.
Ninine : pourquoi a-t-il ri ? Je ne vois rien d’hilarant dans notre histoire !
Peorth : Je l’ignore Princesse !
Ninine : Bon, et ensuite ?
Peorth : Ensuite, nous nous sommes assis à une de ces tables devant ce qu’il a appelé un « Bar » et nous avons bu une boisson forte étrange. Il sortait des bulles partout à l’intérieur du verre. Et cela fait fortement roter. C’est à ce moment que nous avons discuté de ses relations amoureuses. Il en a énormément. Il doit être d’une classe social égale à la votre Princesse pour avoir eu autant de conquêtes.
Ninine : Pour embrasser une simple servante, il ne peut être Prince.
Laici : Mais, la tradition dit que n’importe quel homme peut devenir Prince si vous l’aimez, n’est-ce pas Princesse ?
Ninine : Je ne me marierai pas avec un pauvre paysan. Bon alors, que s’est-il passé après Peorth ?
Peorth : Il a commencé à me poser des questions sur moi, sur le nombre de mes cavaliers mais, vous le savez très bien, je n’en ai eu aucun. Et il m’a répondu avec ces mots-ci : « Ne me mens pas. Avec autant de charme, c’est impossible que personne n’ait voulu de toi ou même tenter de te draguer ! » J’ai pourtant réfuté ses dires et signaler que ma vie était dévouée au bien-être de ma princesse, qu’aucun homme ne pouvait s’estimer plus important à mes yeux que la princesse. C’est pour cela que mes lèvres étaient restées vierge jusqu’à présent. C’est alors qu’il s’est penché délicatement vers moi pour m’embrasser. C’était si beau et si… agréable. Rien que d’y penser, j’en désire à nouveau.
Ninine : C’est tout ? Et est-ce pour cela que vous l’aimez ? Pour un simple baiser qu’il semble offrir si facilement à une inconnue et surtout à une servante ?
Peorth : vexée, je l’aime car c’est le seul homme qui ait bien voulu m’embrasser et, surtout, parce qu’il m’a embrassé d’une façon dont je ne pourrais l’oublier. C’était si magique.
D’un seul coup, une jeune femme bouscula Laici qui s’effondra de tout son long sur le sol.
Passante : D’une voix douce, excusez-moi mademoiselle ! Je ne vous avez pas vu. Vous allez bien ?
Laici : se relève, je vais bien merci.
Passante : Vous êtes sûre ? On dirait que vous saignez de la tête !
Laici, un peu sonnée par le coup, toucha son front et remarqua du sang. A la vue de ce rouge dégoulinant, Laici s’évanouie dans les bras de cette jeune inconnue.